Lors de la finale de la Ligue des Champions 2002 à Glasgow, tous les passionnés de football gardent en mémoire la reprise de volée stratosphérique du pied gauche de Zinédine Zidane. Pourtant, si l’on se replonge de plus près dans cette rencontre mythique, la victoire finale du Real Madrid face au Bayer Leverkusen a été particulièrement longue et douloureuse à se dessiner. Vicente del Bosque, alors entraîneur de la Maison Blanche, avait aligné une composition d’équipe ultra-offensive. Le technicien espagnol avait effectivement choisi de confier les clés de l’animation à Santiago Solari, Luís Figo, Zinédine Zidane, Raúl et Fernando Morientes, laissant le pauvre Claude Makélélé comme unique milieu récupérateur de métier.
Ce déséquilibre tactique a donné lieu à un match extrêmement indécis et spectaculaire. Bien que le Real Madrid menât deux buts à un grâce aux réalisations de Raúl et de Zidane, la Casa Blanca subissait les assauts répétés des Allemands et concédait un nombre incalculable d’occasions de but. La situation a basculé dans le chaos le plus total lorsque le gardien de but titulaire madrilène, César Sánchez, s’est gravement blessé en seconde période. Ce coup du sort a obligé le staff espagnol à propulser sur la pelouse un tout jeune gardien de but espagnol de vingt ans sur le banc des remplaçants : Iker Casillas.
Iker Casillas : du banc des remplaçants au sommet de l’Europe
Malgré sa relative jeunesse, Iker Casillas ne découvrait pas l’ambiance d’une grande finale européenne. Il avait déjà été titularisé lors du sacre du 24 mai 2000, remporté trois buts à zéro par les Madrilènes face au Valence CF, soulevant sa première Coupe aux grandes oreilles à seulement 19 ans. Cependant, au cours de la saison 2001-2002, le jeune prodige espagnol a progressivement perdu sa place de titulaire au profit de César Sánchez. Relégué au second plan, Casillas rongeait son frein sur le banc jusqu’à cette entrée en jeu imprévue à la 68e minute de la partie.
Si le dernier rempart madrilène n’a pas eu énormément de travail à effectuer durant le reste du temps réglementaire, la fin de match va le faire basculer dans une autre dimension. Entrés dans le temps additionnel, les joueurs du Bayer Leverkusen jettent toutes leurs forces dans la bataille. C’est à cet instant précis qu’Iker Casillas va réaliser une succession d’arrêts miracles. Cela commence par une frappe lointaine et vicieuse de Yıldıray Baştürk, que le jeune portier détourne brillamment d’une claquette salvatrice en corner.
Les arrêts miracles face à Dimitar Berbatov et la naissance de « San Iker »
Sur le corner qui suit, la surface de réparation du Real Madrid est le théâtre d’un immense cafouillage. Le ballon traverse la défense et échoue dans les pieds du redoutable attaquant bulgare Dimitar Berbatov. À bout portant, le buteur décoche un tir glissé que tout le monde voit déjà au fond des filets. C’était sans compter sur un arrêt réflexe prodigieux de Casillas qui repousse le cuir du bout du pied sur sa ligne de but. Quelques secondes plus tard, sur un ultime coup de pied de coin, Berbatov s’élève plus haut que tout le monde pour placer une tête piquée décroisée. D’une parade réflexe exceptionnelle sur sa ligne, le gardien espagnol bloque définitivement le ballon et sauve le Real Madrid du désastre.
Au coup de sifflet final, les larmes du jeune gardien espagnol contrastent avec l’euphorie de ses partenaires. En l’espace de sept minutes de temps additionnel totalement folles, la légende de « San Iker » venait officiellement de naître sous les yeux du monde entier. Ce coup d’éclat inoubliable n’était que le premier chapitre d’une immense carrière internationale qui allait mener le football espagnol et le Real Madrid vers les plus grands sommets de leur histoire.
Et vous, quel souvenir gardez-vous de cette finale légendaire de la Ligue des Champions 2002 ? Pensez-vous qu’Iker Casillas a sauvé à lui tout seul le Real Madrid lors de ces arrêts de jeu, ou la volée de Zidane reste-t-elle le seul fait d’armes marquant ? Exprimez-vous et partagez votre analyse dans l’espace commentaires ci-dessous !
On oublie trop souvent qu’il a sauvé cette finale. sans lui le but de génie de Zidane aurait pu être effacé par la victoire de Lerverkusen.
Même si Madrid gagne la finale, ils avaient été dominé dans le jeu à cause d’une composition bien trop offensive de Del Bosque où Makélé était le seul à récupérer des ballons au milieu.