« Il est né hors-jeu » Alex Ferguson sur Fillipo Inzaghi

 

 

A l’heure où le VAR annule des buts pour un hors-jeu de un millimètre, il est bon de se rappeler du spécialiste en la matière…..Filippo Inzaghi

Quel autre attaquant que lui a su si bien flirter avec la ligne de hors-jeu pour prendre les défenses adverses à revers ? Qui d’autre savait si bien faire ces appels dans le dos de la défense à la limite du hors-jeu ? Unique en son genre, Fillipo Inzaghi fait partie de ces joueurs que l’on adore ou qu’on déteste. Loin de faire l’unanimité pour son style de jeu, le palmarès de l’attaquant italien est lui incontestable.

Un palmarès incontestable 

À part sa capacité à faire des appels à la limite du hors-jeu, les qualités de Fillipo Inzaghi ne laissaient pas présager d’une telle carrière. Si on regarde de près les caractéristiques du joueur, il n’y a rien de phénoménal. Avec Fillipo Inzaghi, on n’est pas sur un joueur explosif ou très rapide. Son sens du dribble n’a rien d’extraordinaire. Son physique n’est pas vraiment imposant donc à première vue rien qui le prédestine à être une des meilleurs attaquants de sa génération. Et pourtant, le joueur a été titulaire dans deux des plus grands clubs d’Italie : la Juventus de Turin et le Milan AC. Dans chacun de ces clubs il aura marqué des buts et étoffé son palmarès. A la Juventus, il a entre 1997 et 2001 marqué 89 buts en 165 matchs disputés. Son expérience turinoise prend fin à cause de l’éclosion de David Trezeguet. F. Inzaghi saura rebondir et partira au Milan AC pour écrire une des plus belles pages de sa carrière. Au sein de la dreamteam de Ancelotti, Inzaghi marque 126 buts en 300 matchs.

Grâce à ses buts, Inzaghi contribue à garnir l’armoire à trophée de la Juve mais aussi du Milan. Avec le club turinois, il remporte notamment le Scudetto en 1998. Avec les bianconero, il n’est pas en reste et soulève deux Ligue des champions (2003 et 2007) mais aussi deux championnats d’Italie (2004 et 2011). Inzaghi a trouvé son style et exploite le maximum de son potentiel. Il sait faire les appels au bon moment et au bon endroit. Il sait jouer de son corps pour protéger son ballon dos au but et obtenir des coups francs. Il ne court pas vite mais part en profondeur avec un temps d’avance sur le défenseur. Il ne va pas dribbler son adversaire en un contre un mais sait se faire oublier du marquage individuel. Inzaghi c’est l’efficacité avant tout. Qu’importe le geste, seule la finition compte.

Un parcours qui force l’admiration

On le voit le palmarès de Inzaghi a de quoi faire rêver tout comme les clubs pour lesquels il a joué. Et pourtant rien n’a été facile pour lui et il a dû se battre pour vivre ces moments de gloire qui l’ont placé au sommet du football mondial. Au tout début de sa carrière, il faut se souvenir que Inzaghi a du mal à s’imposer. Le joueurest formé au Piacensa FC qui évolue en série B mais le club décide de le prêter. Inzaghi aura donc des débuts mitigés jusqu’à la saison 1995/96 où de retour au Piacensa FC, il inscrit 15 buts en 37 matchs. Ses nombreux buts, permettent à son club formateur de décrocher le titre de champion de série B. On pense alors sa carrière lancée grâce à un transfert à Parme, club de série A, mais l’expérience tourne court. Le joueur est blessé et ne s’impose pas faute d’une vive concurrence au sein d’un effectif de valeur. Inzaghi rebondit à l’Atlanta Bergame et retrouve le chemin des filets. Cela lui permet de décrocher un transfert à Turin. Il devient un cadre de l’effectif turinois jusqu’à l’arrivée de Trezeguet qui le pousse vers la sortie. On voit ainsi qu’à chaque fois Inzaghi est obligé de rebondir. Il connaît le succès puis un passage à vide mais pour à chaque fois revenir plus fort. Son départ de Turin peut sembler cruel pour un joueur qui n’avait pas démérité, qu’importe il va à Milan et gagne tous les titres dont il pouvait rêver. Et à Milan son parcours sera marqué lui aussi du sceau de la résilience. Il connaîtra de graves blessures mais se battra pour revenir et participer à la conquête des titres majeurs de son effectif. De la même façon, son histoire avec la Squadra Azzura reflète son parcours en club. Avec la sélection nationale, il va tout connaître : les désillusions de 1998 et 2002, la non sélection en 2004 puis le triomphe de 2006. La carrière d’Inzaghi n’est pas forcément linéaire mais elle a pour fil conducteur cette obstination à ne rien lâcher. Sur le terrain, le joueur était toujours là pour saisir la moindre occasion qu’importe la physionomie du match. Que son équipe domine, que les ballons arrivent ou non, Inzaghi était toujours présent. Et c’est cette même mentalité qui lui a permis de faire une des plus belles carrières du football en étant loin d’être le joueur le plus talentueux qui soit. “Super Pippo” est né hors-jeu mais il était né pour le football.

Et vous que pensez-vous de ce joueur ? Le considérez-vous comme une légende du football italien ? Dites nous tout dans les commentaires.

Partager cet article :

Laisser un commentaire

error: Le contenu est protégé !!