Salah et le crépuscule de nos idoles

 

Mohamed Salah a fait son entrée en jeu contre le PSG pour ce qui est très probablement sa dernière apparition avec le maillot des Reds en coupe d’Europe. Les quelques minutes de l’attaquant vedette des Reds sur la pelouse d’Andfield n’auront pas pu empêcher l’élimination de Liverpool. Pour quiconque aime le foot voir Mohamed Salah finir sa carrière sur cette piètre prestation est un crève-coeur. Faut-il rappeler tout ce que le joueur à apporter à Liverpool ? Ligue des champions 2019, Premier League en 2020 et 2025, meilleur buteur du Championnat d’Angleterre 2018, 2019, 2022 et 2025. Il aura largement contribué à écrire une des plus belles pages de l’histoire du club. Mais Salah n’est pas le premier grand joueur à louper sa sortie, bien d’autres immenses stars du foot sont passées par là elles-aussi. Le crépuscule de nos idoles est toujours difficile à accepter mais rare sont ceux à avoir su l’éviter. Retour sur ces fins de carrière délicate où la nostalgie domine et où les exploits passés font face à l’épreuve du temps.

Ronaldo à Madrid : où quand Capello a mis fin au cycle des galactiques en se séparant de Ronaldo

L’arrivée de Ronaldo à Madrid en 2002 vient couronner le projet Galactiques de Florentino Pérez. Après avoir réussi à faire venir Luis Figo et Zinedine Zidane, le président du Real Madrid décroche la signature du meilleur buteur du mondial 2002. Le Brésilien arrive dans la capitale espagnole en pleine résurrection après deux graves blessures au genou. Mais son passage à Madrid sera loin des promesses affichées. Au cours de ces 4 saisons et demi sous le maillot blanc, l’attaquant brésilien remportera seulement deux Liga mais aucune Ligue des Champions. La dernière Liga de 2007 ne comptant elle pas vraiment puisqu’il quittera le club en janvier. Ronaldo aura tout de même ébloui le stade Santiago Bernabeu avec ses 104 buts dont certains resteront dans les annales. Mais on a beau être Ronaldo quand arrive Capello à la tête de l’effectif à l’été 2006 il faut faire ses preuves. Or, Ronaldo n’est pas un grand adepte des méthodes de travail du technicien italien. Voilà donc l’un des plus grands attaquants de l’histoire qui se retrouve à devoir batailler pour gagner sa place de titulaire. Capello lui préfère à ce moment-là Rudd Van Nysterloy tout juste arrivé de Manchester United. Ronaldo est aussi le symbole de l’ère Galactique et lui comme Beckham ne sont pas en odeur de sainteté dans un club désireux de tourner la page d’un projet ayant échoué. C’est ainsi que Ronaldo, arrivé en star planétaire à Madrid, partira du club par la petite porte pour retourner en Italie. Au Milan AC, il tentera de relancer sa carrière mais son genou aura le malheur de le lâcher une fois encore. Pour s’épanouir de nouveau sur un terrain de foot, il lui faudra retourner dans son pays, au Brésil, pour vivre ses derniers matchs de sa carrière de joueur. On y verra un Ronaldo ,certes toujours impeccable techniquement, mais dont le physique n’est plus celui de ses débuts. Un Ronaldo au crépuscule de sa carrière livrant ses ultimes dribbles et faisant trembler les filets pour les toutes dernières fois. Un baroud d’honneur pour profiter d’un footballeur au genou maudit mais avec de l’or dans les pieds.

Ronaldinho à Barcelone : quand un ballon d’or est poussé vers la sortie pour faire place à un nouveau projet

Qui mieux que Ronaldinho incarne cette magie brésilienne et ce joga bonita si cher au football brésilien ? Avec Ronaldinho sur un terrain c’était le spectacle assuré : passes lumineuses, dribbles inarrêtables, contrôles de balle défiant l’apesanteur, etc…Le fantasque numéro 10 brésilien aura permis au FC Barcelone de retrouver les sommets du football mondial. Sous le maillot Blaugrana, le Brésilien aura remporté 2 Ligas et une C1 (2006). Mais même avec tous ces faits d’arme un club peut se passer de vous et Ronaldinho va l’apprendre à ses dépens. Pour la saison 2008-2009, le FC Barcelone entame un nouveau cyle avec à sa tête Pep Guardiola. Le technicien catalan à une idée très précise de ce qu’il veut mettre en place et Ronaldinho n’en fait pas partie. Dans les coulisses du club catalan, on reproche au joueur un physique chancelant dû à une hygiène de vie incompatible avec le haut niveau. Plus encore, l’éclosion d’un Lionel Messi voit le jeu du FC Barcelone se tourner vers un nouveau prodige. Ronaldinho, autrefois porté aux nues, devient un joueur transférable voir même un indésirable du FC Barcelone. Le joueur quittera donc la catalogne en catimini pour se relancer au Milan AC. Un départ précipité après 5 ans au cours desquels Ronaldinho aura distillé sa magie aux quatre coins de l’Espagne tout en offrant du rêve aux spectateurs du monde entier. Mais toutes les belles histoires ont une fin….

A travers ces cas, on voit combien une fin de carrière est difficile à gérer pour un joueur prestigieux mais aussi pour un club. En tant que joueur, vous avez été au sommet et il est dur d’accepter de voir vos performances défaillir et votre statut, gagné de hautes luttes, remis en cause du jour au lendemain. Une nouvelle génération arrive, votre équipe entame un nouveau cycle et votre place dans l’effectif n’est plus la même. Mais les fans eux attendent toujours le même rendement de votre part et vos dirigeants aussi. Le club lui doit penser au futur mais doit aussi respecter tout ce que le joueur a apporté. Pour les cas de Salah, Ronaldo, Ronaldinho et de tant d’autres on voit le dilemme pour un club : garder son joueur vedette tout en sachant que son prime est passé ou miser encore sur lui au risque de le voir faire l’année de trop ? Les supporters doivent aussi accepter de voir leurs idoles au crépuscule de leur carrière. On aimerait voir nos joueurs favoris être à leur top indéfiniment mais ça ne peut exister. Vous atteignez un sommet et tentez d’y rester le plus longtemps possible tout en sachant qu’il faudra bien en redescendre. D’autres joueurs arrivent, certains fans restent dans la nostalgie des gloires d’hier tandis que d’autres s’amourachent des nouveaux prodiges. Après Michael Jordan, il y a eu Lee Brown James. Après Raphael Nadal on a eu Carlos Alcaraz. Après Michael Schumacher on a eu Lewis Hamilton. Ainsi va l’histoire du sport : une idole en remplace une autre. Que les spectateurs de Liverpool patientent mais qu’ils se rassurent ils auront tôt ou tard un nouveau Mohamed Salah.

Et vous-vous que pensez-vous de la fin de carrière des sportifs ? Quel joueur a réussi à finir au top ? Quel joueur a su s’arrêter au bon moment ? Qui a fait l’année de trop selon vous ?Dites-nous tout dans les commentaires.

 

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